Tour d’Europe : semaines 13 à 14, de Vohburg am Donau (Allemagne) à Linz (Autriche)

Bilan global

Points positifs : La pluie puis le froid ont mis nos nerfs et notre équipement à rude épreuve. Le tout a tenu le coup !

Points négatifs : les zips de la tente sont devenus compliqués à fermer sans y passer plusieurs minutes avec minutie.

Journal de bord

Jour 73 / 10 septembre 2022

Argh ! On est samedi ! Pas vendredi ! Oups on s’est planté d’un jour ! Du coup, on respecte le rythme, pas d’école. Nous nous réveillons sous la pluie alors qu’on a laissé les fringues sécher dehors. Raté ! 

Nous ne perdons pas de vue l’objectif de la journée : rouler.

Les enfants jouent aux Lego (encore et toujours). Nous affrontons vaillamment la pluie pour commencer le rangement. Nous désespérons de voir notre linge sécher un jour. 

La pluie s’adoucissant, Clem organise la chasse aux trésors à laquelle elle avait réfléchie la veille. Je finis de plier la tente. Arsène comme à chaque départ est super motivé pour pédaler. Nous commençons à sentir l’été qui s’enfuit, et l’automne qui s’invite parmi nous. Le ciel est chargé, ça sent la journée pluvieuse. En principe c’est une petite étape de 16 km qui nous attend aujourd’hui, jusqu’à Neustadt.

Les kilomètres défilent. Nous sommes loin du Danube et traversons de jolis villages. Les agriculteurs utilisent de sacrées machines pour s’occuper du houblon fraîchement récolté. Leurs champs sont impressionnants, grimpants à plusieurs mètres de hauteur. 

A 14h21 précisément, nous arrivons au camping. L’accueil est fermé et n’ouvre pas avant 15h. Environ 5 caravanes/camping-cars attendent à la queuleuleu de pouvoir s’installer. Une averse s’annonce. Nous nous réfugions près des sanitaires. Nous y sommes accueillis par une personne qui semble être la gérante. En Allemand et sèchement elle nous indique que la réception n’ouvre pas avant 15h. Le ton est trop inamical à notre goût. 

« Yes we know! But it’s raining and we are with our bikes! réplique Clem. »

La dame referme la porte en grimaçant. Nous ne nous sentons pas les bienvenus. 

« Marco, on se casse? 

-Grave ! 

-Maxine, la dame n’est pas très gentille, tu veux bien rouler encore? 

-Euh… D’accord ! »

Et nous voilà parti pour 22km supplémentaires pour rejoindre le camping suivant à Kelheim. La route est vraiment belle. Le ciel est majestueux, encombré d’immense nuages violets qui descendent comme d’immenses méduses aériennes et lâchent de ses tentacules électriques des millions de gouttes d’eau. Au cours d’une belle et longue montée, nous constatons que nous sommes suivis. La bête est sur nos traces et va bientôt nous rattraper. L’orage fond sur nous alors que nous pénétrons dans une épaisse forêt. Nous laissons passer l’averse qui succède au concert de tonnerre, et repartons, armés de pantalon kway et d’une bonne humeur quasi générale. 

« J’en ai marre ! bougonne Maxine. »

Son manque de motivation disparaît alors qu’une longue descente s’amorcent sous nos roues. Nous filons comme le vent. Nos mains humides ressentent toute la fraîcheur de la journée, mais c’est grisant de rouler autant sans effort. Je dois juste faire attention à la carriole dans laquelle Arsène s’est endormi et qui peut fortement tanguer à tout moment. 

En bas, nous retrouvons le Danube, encaissé dans des falaises impressionnantes dignes du Seigneur des Anneaux (dans la Communauté de l’Anneaux quand ils sont dans les barques et qu’ils voient les immenses statues, juste avant que Boromir ne se fasse tuer par une flèche d’Uruk Haï… Repose en paix Boromir ! Je te vengerais !!!)

Les panneaux indiquent deux possibilités pour rejoindre notre destination. L’une avec un avertissement sur le dénivelé et l’autre « per Schiff »

« Ça veut dire quoi per Schiff? 

-Par bateau ! s’exclame Clem en regardant son téléphone. »

Ravi par cette idée, nous choisissons l’option fluviale et embarquons sur un bateau avec nos vélos. Les enfants se réjouissent un peu moins que nous du magnifique paysage et des falaises qui nous entourent. Clem et moi nous régalons à la vue de ces roches qui plongent abruptement dans l’eau verte du Danube. 

Une fois repartis de Kelheim, il nous reste 6km que Maxine surkiffe grâce aux très nombreuses flaques d’eau du chemin de halage. Il est presque 18h. La fatigue arrive pour tout le monde et pourtant une dernière épreuve va nous achever. une sacré côte pour accéder au camping ! Nous ne pouvons pas la monter autrement qu’en poussant nos vélos…

Nous sommes bien installés pour regarder « La Belle et la Bête ». Et hop au dodo !

Jour 74 / 11 septembre 2022

En tant que Normand, et plus précisément en tant que Seinomarin, j’en connais un rayon dès lors qu’il s’agit de pluie. Il y a la fine bruine qui semble être vaporisée d’on ne sait où qui hydrate, le crachin qui refroidit, l’averse furtive qui disparaît aussi vite qu’elle apparaît, et puis il y a la grossssse pluie, celle avec des grosses gouttes lourdes. Ce matin, au réveil, c’est celle-ci qui attaque la toile de notre maison nomade avec férocité. 

Le temps d’une longue douche chaude et réconfortante, la pluie s’est transformée en un crachin incessant. Nous ne sécherons donc plus jamais ? 

« Merci de m’avoir donné des flaques d’eau la pluie ! s’exclame Arsène très naturellement en s’élançant dedans. »

Nous avons quitté le camping à la ferme à 13h après un petit pique-nique. Les enfants ont pu passer la matinée à s’amuser sur le trampoline, les balançoires et cordes au-dessus du foin, sans se lasser une seule fois en près de 2h. Cela nous a laissé le temps d’essayer de faire sécher et resécher la tente, de recharger nos appareils et ranger correctement les sacoches. 

Arsène vient rapidement se réfugier dans la carriole, impatient d’écouter de nouvelles odyssées. Sur les trois histoires de la journée, celles des évadés d’Alcatraz remporte le prix du public. 

Au moment de partir, nous hésitions avec Clem sur la destination. Souhaitant faire un saut de puce, nous avons réservé des billets de bus pour Passau au départ de Ratisbonne. Il nous reste à savoir quand nous y allons. C’est à 38 km mais y rester 3 nuits jusqu’à mercredi serait hors budget, le camping étant au prix exorbitant de 56€ par nuit. Heureusement, nos voisins cyclo de la nuit nous indiquent la présence d’un club de Kayak où il est possible de planter la tente pour 8€ par adulte, c’est parfait ! 

Nous roulons à un bon rythme. Un joli pont piéton nous permet de traverser le Danube. Celui-ci est encore surplombé de quelques falaises abruptes et d’arbres feuillus. Les nuances de vert et de blanc sont impeccables et nous régalent.

Alors que nous roulons, un cycliste (un vrai en combinaison et sur un vélo de course en carbone dont les roulements à billes sont bruyants en roue libre) nous interpelle et nous conseille de ne pas suivre l’itinéraire officiel pour rester sur une route plus agréable pour les enfants et plus courte. Cette attention surprise nous réjouit et nous permettra de gagner une dizaine de kilomètres ! 

Nous roulons à un bon rythme, nous avalons les bornes. Une petite pause au bout de 16km, puis une autre dans un joli parc de Ratisbonne alors qu’il ne nous reste plus que deux kilomètres. Toboggan, parcours d’eau, toile d’araignée, poteau de pompier, c’est le paradis ! 

Nous arrivons au club de kayak, nous reconnaissons la tente de nos voisins cyclo du matin, et du jeune cyclo allemand de Neubourg sur le Danube. Nous nous installons, les enfants se délectent du bac à sable et des tracteurs à pédales. C’est simple, tranquille et sous les arbres où l’on y voit les écureuils.

Une fois couchés, les enfants se racontent des histoires chacun leur tour dans la tente, c’est plutôt très adorable. Sur une échelle de 1 à 5, je leur mets 5 !

Jour 75 & 76 / 12 & 13 septembre 2022

Posés pour trois nuits Ratisbonne, nous y sommes bien. Nous pouvons faire de bonnes petites sessions d’école. 

Si dimanche au moment de notre arrivée il y avait 3 tentes, lundi soir et mardi, nous sommes complètement seuls !

Lundi, nous avons passé 3 heures à la piscine. Très pratique, il y avait un resto dans la piscine. Pas sûr que ce soit terrible niveau hygiène et que tout le monde se lave les mains après avoir mangé des frites et avant de retourner à l’eau mais bon ça nous va bien ! En fin de journée, nous partons nous promener dans le centre-ville. Il est beau et chaleureux. Une grande fresque représente David et Goliath.

Arsène accuse un peu le coup mais Maxine est ravie de se balader et prends de jolies photos avec le téléphone de Clem. Ce soir c’est pizza et gaufres délicieuses. Nous rentrons alors qu’il fait nuit. 

« Rouler la nuit en vélo, c’était mon rêve ! s’exclame Maxine. »

Les étoiles et les planètes intéressent les enfants, je vais leur préparer un cours sur le sujet (et je vais réviser un peu !).

Mardi, nous avons à nouveau fait une bonne session d’école. L’énervement des enfants et la météo incertaine a transformé le plan pique-nique au parc en déjeuner à la tente. Les enfants se sont ensuite tranquillement installés dans le hamac.

Ce soir, pour le dessert, j’ai préparé une crème chocolat blanc avec du lait et de la poudre Dr. Oetker, je suis content du résultat et du succès. J’en ai trouvé pas mal au Rewe, hâte d’en refaire ! 

Demain, mercredi, nous prenons un bus à 10h pour rejoindre directement Passau. Il faut donc que nous soyons prêts tôt !

Jour 77 / 14 septembre 2022

Il y a des signes qui trompent, et d’autres qui ne trompent pas. Il y a des signes. Il suffira d’un signe. Un matin. Un matin tout tranquille et serein. Quelque chose d’infime, c’est certain. Ce matin, réveil sous la tente arrosée par une pluie ininterrompue. Il faut tenir un timing serré. Les enfants sont de plus ou moins bonne volonté. Nous prenons le petit-déjeuner sous l’abri du camping. Je plie une tente complètement trempée. 

Nous roulons sous les grosses gouttes jusqu’à la gare. Une fois arrivés, une longue attente commence. Les enfants sont calmes et écoutent « Le Soldat Rose », puis ne tardent pas à s’impatienter. Nous jouons ensemble a 1,2,3 soleil. Les vélos, les sacoches sont prêtes. Le bus arrive. Le préposé aux bagages tique devant le vélo d’Arsène et la carriole. 

« Problem ! Gross problem ! But first ticket ! »

Clem présente nos billets. Le bip de la machine sonne faux. Incrédules, nous découvrons que nos billets sont erronés. La date indique 21 septembre. Nous nous sommes plantés. Le bus repart sous les pleurs de déception. C’est dur, vraiment. Nous étions impatients, nous sommes levés tôt, nous sommes pressés sous la pluie, nous avons patienté longtemps dans le froid et que dalle ! Nous faisons un gros câlin familial pour nous remettre de nos émotions. Les enfants sont déçus, nous également. La motivation va être dure à puiser. Tant pis pour le petit saut de puce, nous irons à Passau à la force de nos guiboles ! En plus, la météo est avec nous, le soleil revient. 

Rapidement, Maxine : « J’en ai marre ! »

C’est un peu dur à entendre. Nous venons de stopper pendant deux jours mais la déception du matin joue son rôle et on le comprend bien. Nous faisons rapidement une pause et commençons à reprendre le fil de nos interrogations, de nos doutes. 

« Qu’est-ce qu’on fait ? »

Les épreuves sont toujours l’occasion de remises en question et en général, ça cogite et ça nous boost. La positive attitude revient et Maxine retrouve la motivation. Nous atteignons le Walhalla, un immense bâtiment de marbre blanc ressemblant à un temple grec. Plus de 300 marches à gravir pour atteindre le sommet. Les enfants les gravissent à leur rythme mais ils y vont sans râler, ce qui nous remplit de fierté. Nous y passons un agréable moment, ponctué de frayeurs dès que les enfants sont un peu trop proches du vide ! Nous jouons à cache-cache derrière les colonnes. 

En redescendant, Clem et Maxine partent à la recherche d’un trésor Geocatching. Puis nous reprenons la route. Arsène s’endort bientôt sous le roulis de sa carriole. Je pédale seul en tête. Je profite pleinement de ce moment agréable et solitaire. 

Après une pause qui occasionne de nouvelles discussions sur la suite du voyage, nous retrouvons la route. Nous sommes en approche de Wort an der Donau quand un cycliste nous indique un spot de camping sauvage toléré dans la ville. Il est 17h cela nous semble opportun. Il s’agit en fait d’un parking pas terrible. Les enfants jouent dans le sable, Clem part checker les alentours. Un autre endroit semble plus adapté et beaucoup plus sympa. Nous nous arrêtons sous les arbres d’une jolie prairie bien verte. L’endroit est impeccable ! Un beau bivouac en perspective au pied de la forêt. Alors que le tonnerre commence doucement à gronder, et que je m’apprête à filer faire un ravitaillement, je me fais piquer par une guêpe sur la main. Je détale de là où je me trouve. Le rackpack en est envahi ! Il est sans doute posé sur un nid ! Aïe aïe aïe, quelle journée ! Nous nous éloignons prestement. Le tonnerre redouble. Le vent se lève. La pluie arrive alors que je viens de récupérer le sac à l’aide d’un grand morceau de bois. Nous nous réfugions sous les arbres. Nous sommes trempés jusqu’aux os. Pas le temps d’enfiler les pantalons kway. Il est plus de 18h. L’endroit idyllique est finalement maudit. Nous affrontons la terrible averse pour nous abriter sous le préau d’un club de tennis. Nous y arrivons trempés et frigorifiés.

Nous envisageons de camper là. Alors que je commence à monter la tente, je m’arrête. Paralysé. Ce n’est pas possible, pas ça ! Les galères s’arrêteront-elles ? Je constate avec effroi que je n’ai pas de sardines. Aucune. Je me revois alors les poser ce matin par terre et ne pas les ranger. Pas de sardine, pas de tente. Pas de tente, pas de dodo. Pas de dodo, pas de dodo!

Il y a des signes qui ne trompent pas. Il faut écouter ces signaux. Clem et moi nous regardons, un regard suffit, il est temps d’arrêter les frais. L’énergie pour chercher ailleurs où demander de l’aide n’est pas là. Nous appelons un hôtel, nous dormirons au sec.

Jour 78 / 15 septembre 2022

Après la baisse de motivation d’hier, nous nous réveillons bien au chaud sous une couette immaculée. Les enfants sont plus matinaux à l’hôtel, ça craint. On est certain de ne pas en faire une habitude ! Clem a veillé longuement hier, réfléchissant à la suite. Et oui, ce n’est pas des vacances. Un projet ça se prépare, ça se questionne, ça évolue, c’est du boulot quoi.

Les idées fusent, ça va le faire.

Après un bon petit déjeuner buffet dans une ambiance typique bavaroise, nous remontons dans la chambre. Clem récupère de sa courte nuit, je m’occupe de l’école dans la chambre des enfants. Cela se passe super bien, c’est trop agréable. Soit les enfants étaient dans de bonnes dispositions ce matin, soit ma patience s’est améliorée mais cela me ravit. Je me sers ensuite du sèche-cheveux pour essayer de chasser l’humidité de nos chaussures, chaussettes, manteaux et compagnie. Les galères d’hier me reviennent. 

Nous décollons à 11h, et rejoignons l’itinéraire. La découverte de Toutankhamôn accompagne nos premiers kilomètres. Le temps est couvert et quelques ondées nous embêtent mais nous sommes partis bien équipés. L’immense forêt bavaroise sur notre gauche dégage des colonnes de nuages par endroit, ce qui lui confère une aura sublime et mystérieuse.  Le Danube est caché par la digue, nous ne le verrons presque pas de la journée. 

A la pause déjeuner, Arsène joue avec des insectes noirs et rouges qu’il prend sur sa main. Il leur construit un abri avec des feuilles mortes. 

« C’est la maison des gendarmes, c’est la gendarmerie ! »

Une cyclo canadienne s’arrête pour une pause à côté de nous. Une bonne occasion de parler anglais. Elle est partie de Strasbourg, a suivi le Rhin et suit dorénavant le Danube jusqu’à Budapest. Comme nous ! Nous lui racontons nos mésaventures de la veille, elle nous offre quatre sardines et de bonne qualité en plus ! La solidarité entre cyclos me fait chaud au cœur.

En roulant, pour motiver Maxine, nous jouons aux chevaux. Nos vélos deviennent de terribles mustangs. Le mien s’appelle Tornado, il adore les pommes et les navets mais pas les carottes. Celui de Maxine est le plus rapide et se nomme Fleur. Pour Clem, il s’agit de Carotte, et Arsène monte Toudou. 

Arrivés à Straubing après une étape de 25 km, nous nous rendons d’abord au club de kayak qui fait camping. Cela nous réussis plutôt bien depuis quelques jours. En général, ils accueillent des voyageurs à vélo, à pied ou en kayak. Ils sont bon marché, et simples. Celui de Straubing n’est franchement pas séduisant. Trois grosses caravanes y sont installées de façon un peu trop sédentaire. Une des occupantes se rend aux toilettes en fumant sa clope. La route à proximité est passante. Nous changeons et optons pour le camping municipal plus cher mais agréable et adéquate pour la session d’école d’après-midi et de demain matin. Au moment de planter la tente, nous trouvons trois sardines de plus !

La bonne étoile is back !

Jour 79 / 16 septembre 2022

Brrr… Il fait froid !

Après une nuit à l’hôtel, nous sommes tous les quatre heureux de retrouver notre cocon cosy. Oui on l’adore notre tente, notre refuge. A 7h50, je me motive pour préparer une pâte à crêpe dans la petite cuisine du camping. Les enfants roupillent toujours à mon retour avec mes crêpes. Il est 9h passé quand ils se réveillent. 

« Quoi ! Les crêpes sont froides ! J’aime pas quand elles sont froides !

-Oui mais vous avez fait une grasse matinée ! »

Les enfants filent à l’école avec Clem pendant que je range. Il n’a pas plu de la nuit. La tente n’est pas tout à fait sèche mais c’est de mieux en mieux. Les zips ne sont toujours pas terrible malgré les bons tutos de Decathlon. Il y a des jours où je me dis qu’on serait mieux à en racheter une nouvelle à Passau, mais ce serait un peu dommage, car mis à part les fermetures éclair, elle est impeccable et on y tient. Elle nous accompagne depuis nos premiers périples à vélo en 2018.

Le soleil se couvre. Je suis en mouvement depuis tout à l’heure, je ne me suis pas rendu compte que les 14 degré du thermomètre sont un peu frais. Je le découvre en voyant revenir Clem et les enfants frigorifiés de leur session d’école. Nous sortons les gants, les tout de cou et les doudounes. Nous voilà tous bien au chaud ! 

Nous décollons, parcourons deux kilomètres dans la mauvaise direction puis retrouvons le bon chemin. La route est agréable, tranquille. Maxine est motivée, Arsène se décourage au bout de deux kilomètres. Il préfère le confort de la carriole aujourd’hui. Un chemin de déviation très caillouteux arrive. 

« Papa, je comprends pas, mon guidon il a du mal à tourner ! 

-Oh punaise ! s’exclame Clem. Tu as crevé ! »

Pneu avant à plat. Je ne m’embête pas trop. J’ai une chambre à air sous la main, je la remplace illico. Je retire le petit bout de verre sans doute responsable. Le vent est frais. Très frais. 

Nous avons quelque peu manqué de prévisions sur la gestion des provisions. Résultat, nous grignotons plus que nous ne déjeunons. On se rattrape à 17h au réveil d’Arsène. L’après-midi file. Nous avons un bon rythme qui nous permet de viser Deggendorf comme destination. 

Le froid est ennuyeux. Il apparaît et disparaît. Un véritable courant d’air qui nous oblige à nous habiller et nous déshabiller. 

Nous arrivons à 19h au bout d’une étape de 46 km. Je suis très fier de la famille. Maxine n’a pas eu de coups de mou et gère vraiment bien son rythme. Clem, malgré sa charge et ses sacs suspendus aux sacoches pleines, n’a pas de difficulté dans les petits mais rudes reliefs. Bref, une journée au top pour une famille au top (mais sous la pluie) !

Il y a de superbes aires de jeux pour ravir et occuper les enfants demain matin, c’est nickel !

Jour 80 / 17 septembre 2022

A 13h30 :
température ressenti : 7 degrés
taux d’humidité : 86%
vent : 14 km/h

Nous nous réveillons tranquillement alors que les nombreuses tentes de cyclos autour de nous se rangent. Ils se dépêchent car leurs vacances sont bientôt finies, mais pas nous ! Ha ! Ha !

La météo laisse encore à désirer aujourd’hui. Nous finissons de plier avant les premières gouttes. Nous n’aurons pas pris le temps de voir la ville où l’on s’est arreté. La pluie nous pousse à avancer. Nos vêtements lavés précédemment sont humides et froids, il faut qu’on arrive à les sécher si nous voulons porter des sous-vêtements propres demain. Les enfants ont eu la bonne idée de jouer au parcours d’eau avant le départ. Résultat Arsène est à moitié trempé alors qu’il fait à peine 10 degrés. C’est impressionnant comme un enfants craint peu le mauvais temps. Un exemple à suivre.

La progression est lente. Malgré notre équipement, le froid et l’humidité s’invitent partout. La pluie est incessante, alternant les averses et les longues et légères ondées. Nous serrons les dents. Clem sacrifie ses gants pour Maxine qui a les siens de trempés. Une pause sous un grand abri de bus nous permet de nous réchauffer un peu. Nous enlevons les chaussettes, et réchauffons les pieds des enfants dans la couverture polaire. 

Nous roulons une vingtaine de kilomètres. La pluie s’est arrêtée, laissant place à un timide soleil. Nous nous arrêtons à un camping. Il est petit et pourrait être charmant mais encombré de camping-car, il en est moins accueillant. Une route très passante bourdonne en continue. L’absence de sèche-linge nous convainc de quitter les lieux car nous n’y voyons plus d’utilité. Quelques coups de pédales plus tard, Maxine nous annonce : 

« Il y a une grande prairie pour camper ici ! »

Il est 16h, le lieu est derrière la digue, loin des bruits de moteur. Je prends mon courage à deux mains et vais demander à la ferme juste à côté si on peut planter la tente dans leur champ. Malgré des difficultés à dialoguer en anglais mes restes d’allemand et Google Maps nous permettent de nous comprendre, pas de soucis. Nous avons un immense jardin a l’abri des regards au bord du Danube pour nous tout seul. L’herbe a été coupée récemment, parfait pour camper. Les enfants jouent et profite de l’espace. Nous profitons du peu de soleil et du léger vent pour tenter de faire sécher nos slips et nos culottes. 

Je prépare le dîner sur le réchaud à bois. C’est un peu laborieux au démarrage mais assez plaisant ! J’essuie quelques averses, et pourtant, je suis trop content de faire mon petit feu. Tiens ? C’est quoi ça ? Aïe ! La pluie est toute dure ! Purée de la grêle ! 

Le dîner bien chaud est suivi d’une séance de ciné en famille avant un dodo calme. Une seule angoisse au moment de s’endormir : pourvu qu’on ai pas envie de faire pipi au milieu de la nuit, il fait trop froid ! 6 degrés en ressenti au moment où j’écris ces lignes. Winter is coming !

Jour 81 / 18 septembre 2022

La nuit en bivouac était très bonne. Nos duvets sont vraiment efficaces contre le froid et nous y étions bien tous les quatre. Pas comme en Angleterre ! La tranquillité du réveil a rapidement été perturbée par la pluie. Le chahut des enfants additionné au plic-ploc incessant de la pluie tapait un peu sur le système. Compte tenu de la météo, nous préférons éviter l’étape de 38 km grâce au train. 

Départ contre le vent, dur dur ! Surtout quand on se dit que nous aurions pu l’avoir dans le dos si nous nous étions motivés à pédaler l’étape…

A la gare, c’est cool, nous sommes directement sur la bonne voie, pas besoin de changer. Ah oui ? Vraiment ? Oui oui ! Il y a un panneau « Richtung Passau » sur notre voie et le bandeau d’information confirme que le train de 12h14 part de la voie 1. Il est 12h05. Le panneau d’information change, le train partira de la voie 2. Pas le temps de prendre le souterrain. Un Allemand nous aide et nous entraîne sur le passage pour traverser les deux voies. Un peu effrayés mais pressés nous traversons promptement. Une petite voix robotique annonce un nouveau changement de voie. Il est 12h10, il faut retourner sur la voie 1. Nouvelle traversée, nouvelles sueurs froides. 

Nous montons dans le train, c’est toujours un peu chaotique avec tout notre bazar mais cela ne dur pas longtemps puisqu’on est obligé de speeder. Le trajet se passe bien. Arrivées à Passau, nous nous sommes cru un instant dans le Rouen-Paris où les gens sur le quais s’agglutinent et se pressent pour entrer dans le train sans te laisser sortir. Sauf que là, on a quatre vélos chargés et une carriole, pas le choix on a bouriné. Ils avaient pourtant le temps le temps et plein d’autres portes pour remplir ce train complètement vide. On rouspète de la bêtise humaine et on passe à autre chose.

Nous pédalons dans cette jolie ville où se retrouvent trois fleuves. A la confluence, le mélange des eaux est saisissant car les couleurs des trois rivières sont différentes. Nous posons nos sacoches au club de kayak, et parfait, il y a un sèche linge ! Hourra ! Nous allons pouvoir remettre des slips ! Par contre le prix est moins raisonnable qu’a l’accoutumé, dommage. Il y a 2/3 tentes au bord de la rivière, c’est calme.

Il pleut des cordes. C’est un après-midi tranquille à jouer au Lego, à bouquiner, et à cuisiner. Je tente de faire des brioches plates à la poêle. Le résultat est ma foi assez intéressant !

Jour 82 / 19 septembre 2022

Réveil après la nuit la plus froide depuis le début de l’aventure. Nous avons tous fini en polaire et chaussette dans nos duvets.

J’ai du mal à accepter de sortir de mon duvet pour aller faire des courses. Pendant mon absence, Clem fait l’école avec Arsène. A mon retour, le temps d’avaler un bon petit dej et Arsène et moi partons pour 6 km à vélo pour Decathlon. Déception, pas de gaz. Clem fait l’école avec Maxine pendant notre petite course. 

Après une bonne sieste et le retour du ciel bleu, nous partons explorer la ville de Passau (et acheter du gaz). La ville est très belle. Les maisons sont colorées dans des tons pastel qui me rappellent les couleurs de notre mariage (9 ans de mariage après-demain). Ces couleurs inspirent Clem, elle réfléchit à la future couleur de notre façade ! La cathédrale, sublime dame blanche de l’extérieur et décorée de centaines de sculptures, de fresques pastels et d’anges à l’intérieur.

C’est chargé mais assez époustouflant. Elle abrite les plus grandes orgues du monde (dans une église), aux dimensions forcément impressionnantes.

Nous continuons vers les rues commerçantes, achetons du gaz et une glace pour chacun malgré le retour de la pluie (qui a pris quoi comme parfum selon vous ??). Nous descendons vers le deuxième fleuve de la ville (après le Danube), le « Inn ». Les enfants profitent d’une aire de jeux de type accrobranche. Nous aussi on s’y essaie. Une courte averse laisse place à un arc-en-ciel impressionnant au-dessus de l’Inn. Il se déploie sur tout le fleuve et la ville. Ses couleurs sont resplendissantes.

Nous continuons nos déambulations vers une abbaye perchée sur une colline par un petit chemin passant par des ruelles grimpantes et petit bois. C’est une bonne surprise là-haut et nous redescendons par un escalier couvert et décoré avec des offrandes de remerciement à la vierge Marie. Les enfants sont curieux, suivent bien, c’est agréable.

Nous traînons et faisons le tour de la presqu’île. Maxine se rend compte qu’elle a égaré sa poupée. Arsène fatigue. Il est temps de rentrer à la tente. Un bon dîner et au dodo ! Même si on a eu quelques éclaircies et que d’autres sont prévues demain, les températures restent fraîches. Et encore, ce sera pire dans les prochains jours où des températures minimales de 3 degrés sont prévues la nuit… Wouhou !

Jour 83 / 20 septembre 2022

Nous prenons notre temps au réveil. Il fait froid mais le soleil se montre de temps en temps avec du ciel bleu. 

Les enfants sont sérieux et appliqués pendant l’école. Il est ensuite temps de ranger la tente. Une famille de cygne s’approche un peu de trop de notre tente. Un cyclo nous a racontés la veille qu’il avait retrouvé sa tente trouée au moment de se coucher et qu’il soupçonnait fortement l’animal blanc d’en être responsable. 

Nous déjeunons au camping, le temps de faire sécher la tente. Nous décollons de là à 15h15, notre record ! 

À partir de Passau, l’Eurovélo 6 peut se poursuivre sur la rive nord ou la rive sud. Nous choisissons le Nord. Nous sommes sur une piste cyclable à côté d’une route passante. Nous pédalons tous les quatre à un bon rythme poussés par le vent dans le dos. Il fait froid mais le soleil réchauffe nos dos et nos cœurs dès que nous sortons de l’ombre des arbres au bord de la route. Arsène joue en pédalant. Un peu trop. Beaucoup trop. Et voilà une grosse frayeur ! Suite à cela, il monte derrière moi dans la carriole et s’endort aussitôt. Le paysage est magnifique. Nous sommes cernés par la forêt qui habille les collines autour de nous. Le Danube est immense, large. Alors qu’il nous avait semblés minuscule à Ulm, il est ici large de plusieurs centaines de mètres. 

Maxine pédale sans se plaindre une seule fois. Elle est de bonne humeur et rigole de tout. Nous avons roulé 25 km quand nous décidons de planter la tente derrière un champ de maïs au bord du Danube. Le soleil disparaît derrière les collines, la fraîcheur et l’humidité arrivent. 

Quelques coloriages et des pâtes plus tard, nous voilà tous bien emmitouflés dans nos duvets, chaussettes aux pieds et têtes dans les capuches. Il fait 8 degrés, et le mercure baissera jusqu’à 4 degrés cette nuit. Aglagla!

Jour 84 / 21 septembre 2022

Réveil frisquet mais tellement tranquille. C’est vraiment le privilège du bivouac dissimulé, prendre son temps pour profiter de la nature qui se réveille. Hormis les péniches et quelques voitures au loin, nous étions bien enveloppés dans le silence de la nuit. 

En nous levant, un spectacle vaporeux se joue devant nous : les nuages cachent le sommet des collines autour de nous, et de la vapeur se dégage du Danube. Nous espérons tout de même que tous ces nuages vont laisser place au grand soleil annoncé. Nous prenons le petit-déjeuner bien au chaud dans la tente, et même dans nos duvets pour certains. 

Nous tardons un peu à décoller, les enfants jouent au bord du Danube et sans mouiller leurs chaussures, c’est une victoire ! 

Nous partons sur un bon rythme, dans la joie et la bonne humeur.

Nous changeons de rive et faisons une pause déjeuner après quelques reliefs bien plaisants pour moi, un peu moins pour Maxine qui peine un peu dans la montée mais s’éclate et file dans les descentes comme l’éclair ! Nous célébrons nos 9 ans de mariage en déjeunant au restaurant à Schlogen. Et ouais, carrément ! 

Nous attaquons pour la digestion une petite randonnée jusqu’au sommet de la colline de Schlogen, permettant d’avoir un panorama exceptionnel sur le double méandre du fleuve. Nous sommes fiers des enfants qui marchent avec plaisir et à un bon rythme malgré la pente un peu raide. Maxine apprécie d’observer les nombreux champignons et Arsène est content de marcher à l’aide des bâtons qu’il a ramassés. Au sommet, la vue est vraiment époustouflante. La forêt est partout, et au milieu coule le Danube. 

La descente se passe bien jusqu’à la chute de Maxine sur les derniers mètres qui rajoute deux nouveaux bobos à sa collection. 

« J’en ai marre de tomber !!! »

Nous repartons vers 16h30 et continuons sur le chemin de halage de la rive sud. Le décor est toujours aussi agréable. Nous sommes un peu seuls au monde sur notre piste, avançons tous les 4 au fil de l’eau. Quelques péniches de croisières passent. Les collines laissent apparaître des falaises abruptes qui me donnent envie d’enfiler une paire de chausson et grimper. 

La fin de journée s’annonce et nous nous mettons en quête d’un lieu propice pour la nuit. Le premier repéré est spongieux et imbibé d’eau, nous avançons de quelques kilomètres avant de jeter notre dévolue sur une petite aire de pique-nique au creux d’un méandre. Le chemin semble très peu fréquenté ce qui annonce une nuit tranquille, encore une fois. La fraîcheur est toujours présente, et c’est un réel réconfort de se mettre dans la tente. C’est notre refuge cosy, notre salon tout confort et notre fabrique de rêves. Deux parties de Uno plus tard, et nous sommes prêts à dormir.

Jour 85 / 22 septembre 2022

Encore une nuit très froide. Nous dormons bien couvert pour affronter les températures proches de zéro. T-shirt en laine mérinos et polaires pour les enfants, bonnets pour les parents. La petite envie pressante nocturne devient une expédition polaire. Le sommeil est un peu haché dans ces conditions.

Nous nous réveillons vers 8h alors qu’il fait presque toujours aussi frais dehors. Nous commençons par ranger un peu avant de sortir. Un pêcheur vient s’installer juste à côté de nous. Clem joue au petit bac avec les enfants pendant que je fini de plier la tente. Nous quittons notre bivouac au bord du Danube vers 10h15. Nous sommes bien contents d’avoir réussi à enchaîner deux bivouacs d’affilée et en plus dans des conditions assez froides. Nous continuons de rouler au bord du Danube sur la rive sud sur les chemins de halage. Très peu de circulation motorisée ce qui permet à Arsène de bien rouler tout seul. Nous discutons et essayons de faire des jeux pédagogiques en roulant. Ce n’est qu’au bout de 9 km qu’Arsène demande à se reposer dans la carriole. Bravo mon petit gars ! Le paysage est toujours aussi magnifique et envoûtant que la veille. Le Danube est bordé de forêts et nous évoluons au pied des collines où sont perchés de temps en temps de jolis édifices. Ce paysage est un véritable régal pour les yeux et le moral. 

Nous faisons une pause déjeuner alors qu’il ne reste plus que 28 km avant Linz. Nous décidons de nous arrêter deux nuits au petit camping à la ferme dans 15 km. Les collines laissent place à de grandes prairies. Le fleuve semble immensément large. Nous roulons sur une large piste cyclable. Le soleil est de la partie même si les températures restent basses. Les rayons nous réchauffent, on se croirait en novembre. 

« Maman, je peux rester derrière ? J’aime bien me parler avec ma tête. »

Maxine roule sans aucun problème aujourd’hui. Elle est en t-shirt quand nous sommes en kway et doudoune…

Le camping est chouette et dispose d’un joli préau aménagé avec charme, d’une cuisine toute équipée et même d’une pièce chaude pour un repas, l’école et les jeux. Nous serons heureux de s’y reposer pendant deux jours. 

Jour 87 / 23 septembre 2022

Journée tranquille au camping. Maxine sympathise avec la fille des proprios, elle est sociable ! Nous l’avons entendu se présenter en anglais impeccablement, grosse fierté de parents. Elle profite des lapins et Arsène des jeux à disposition. Hier, nous avons discuté avec deux jeunes étudiants français en route pour Athènes en voiture où ils allaient faire leur année Erasmus. Nous aurons peut-être l’occasion de les revoir en Grèce. 

L’école se passe tranquillement, le matin dans la salle de jeu de la maison où il fait bon, et l’après-midi sous le auvent avec le soleil qui chauffe agréablement nos dos. Les enfants travaillent en autonomie sur les drapeaux des pays parcourus.  

En fin d’après-midi, arrive un couple de français à vélo. Ils arrivent de Constanta ! C’est très intéressant de discuter avec eux. Ils nous renseignent sur l’état de la veloroute, sur les étapes de l’est. Apparemment, la partie roumaine laisse franchement à désirer et serait même dangereuse par endroit. Ils nous recommandent vivement de pédaler en Serbie, un véritable coup de cœur. Bon à savoir !

Samedi, nous ferons nos deniers coups de pédales en Autriche pour rejoindre Linz, puis nous prendrons un train pour Vienne et de là, à nous l’Europe du sud ! Ces quelques jours auront été vraiment agréables et au cœur de la nature.

17 commentaires sur « Tour d’Europe : semaines 13 à 14, de Vohburg am Donau (Allemagne) à Linz (Autriche) »

  1. Vous êtes formidables; quand on commence à lire votre journal’, on ne peut plus arrêter tellement c’est passionnant . Merci de nous faire partager votre aventure. À bientôt pour de.nouvelles découvertes . Béatrice (sœur d’Anne Marié L’ère ours

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  2. Coucou la belle bande d’aventuriers super courageux ! On vient encore une fois de passer un super moment à lire votre récit, votre enthousiasme est communicatif, vous avez la médaille 🏅 de la ppp (pensée permanente positive !)…grand bravo !! Vous pourrez devenir de supers conseillers en « voyage cyclo » n
    Bises à toute l’équipe 😘😘😘😘

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    1. Fiers de vous les enfants. Reçu passionnant, descriptif, vivant. En effet, on vs imagine bien dans vos joies et dans vos petites galères. Nous pensons bien à vous et vs souhaitons un temps plus clément.

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  3. Génial, je continue de vous suivre avec grand plaisir même si je ne m’imagine pas du tout à votre place. Bon courage avec le froid et très bonne continuation ! Et un grand bravo à vous 4.

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  4. Quel plaisir de vous suivre dans les méandres de votre circuit quotidien ! En admiration devant votre gestion du quotidien (parfois bien chamboulé),
    toujours patiente, positive, courageuse… Et vivement la sécheresse de l’Europe du Sud !
    Bravo à petits et grands !

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  5. Chère Clémence, Cher Marc,
    vous me rendez admiratif
    Je pense souvent à Maxine et Arsène.
    Vous me manquez et en même je comprends votre besoin de vivre cette aventure.
    Maxine et Arsène grandissent. Allons nous les reconnaître?
    Je vous embrasse.
    Papat

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  6. Nous sommes fiers de vous,
    OK cette aventure est certes formidable, mais les aléas de matériel, de météo….sont là, présents, pris par surprise, inattendus, et…. vous gérez, cous surmontez les déceptions….ce qui fait partie de l’aventure.
    Vous me refroidissez mais je vous sais bien équipés pour les nuits.
    C’est un grand plaisir de vous lire.
    Je vous embrasse
    Bravo Maxine😍
    Bravo Arsene😍

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